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Foires aux questions

Le CGRFN gère-t-il seulement les ressources fauniques du Nunavut ?
Est-ce que le CGRFN impose des quotas de chasse au gens ?
Quelles espèces d’animaux habitent le Nunavut ?
Pourquoi les gens chassent-ils tant au Nunavut ?
Le CGRFN relève-t-il du gouvernement du Nunavut ou du gouvernement du Canada ?
Pourquoi les habitants du Nunavut chassent-ils une baleine boréale tous les deux ans ?
Est-ce que les gens vont toujours chasser pour survivre au Nunavut ?
Qu’est-ce que le savoir traditionnel ?
Faut-il être âgé pour posséder ce savoir ?

En vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut, le CGRFN est chargé de gérer toutes les ressources fauniques du Nunavut. Selon l’Accord, les ressources fauniques comprennent tous les animaux et les plantes, ce qui inclut tous les mammifères terrestres et marins, les oiseaux, les poissons et les plantes du Nunavut. Il peut s’agir d’une baleine boréale de 50 tonnes de la taille d’un autobus scolaire ou d’un minuscule saxifrage à feuilles opposées, de troupeaux comptant des milliers de caribous et d’une multitude d’autres espèces fauniques et végétales de toutes tailles.

En vertu de l’Accord, une partie de nos responsabilités est de réglementer les quotas ou autres restrictions visant la récolte des ressources fauniques du Nunavut – en établissant de nouveaux quotas, en abolissant d’anciens quotas devenus inutiles ou en modifiant des quotas existants. Le CGRFN impose également, au besoin, des limites sur les récoltes qui ne sont pas quantitatives, par exemple des restrictions quant aux saisons et au type d’équipement qui peut être utilisé pour récolter une espèce faunique particulière.

Parmi les mammifères terrestres les plus communs, on trouve le caribou de la toundra, le bœuf musqué, le grizzli de la toundra, le loup, le carcajou, le renard arctique et le renard roux, la belette, le lemming et le lièvre arctique. Le Nunavut abrite également des ours polaires, des phoques annelés, des phoques du Groenland et des phoques barbus, des morses et plusieurs espèces de baleines boréales : les bélugas, les narvals, les baleines boréales polaires et, en plus petit nombre, l’orque, le rorqual bleu et le cachalot. Nous avons aussi des faucons gerfauts, des faucons pèlerins, des lagopèdes, plusieurs espèces d’oies, des cygnes siffleurs, des harfangs des neiges, une multitude d’espèces de canards, des sternes, des guillemots à miroir, ainsi qu’une multitude d’autres espèces d’oiseaux. L’omble chevalier est sans doute l’espèce de poisson la plus commune et la mieux connue; toutefois, les eaux du Nunavut regorgent également de touladis, de grands brochets, d’ombres de l’Arctique, de ciscos, de lottes, de morues polaires et de flétans noirs.

Les Inuits ont toujours vécu de la chasse et de la pêche. Auparavant, ils suivaient la migration des caribous vers les terres intérieures à l’automne et à l’hiver et retournaient vers la côte pendant la saison estivale pour récolter les mammifères marins (phoques, morses et baleines). Les Inuits ont été forcés d’abandonner leur vie nomade entre 1950 et 1960, quand le gouvernement fédéral les a installés dans des communautés permanentes afin d’administrer les services gouvernementaux. Toutefois, la nourriture traditionnelle, fruit du territoire, demeure un élément essentiel du régime alimentaire et de la culture de la plupart des Inuits du Nunavut.

Ni de l’un ni de l’autre. Même si le CGFRN est financé par le gouvernement fédéral, il est une institution du gouvernement populaire (IPG) qui a été créée en vertu de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut (ARTN), dont il tire son orientation. Le CGRFN fait partie du gouvernement populaire global du Nunavut, tout en étant une entité distincte des gouvernements fédéral et territorial.

C’est une façon pour les Inuits de perpétuer une tradition vieille de près de mille ans, beaucoup plus ancienne que les pratiques des baleiniers commerciaux de l’Europe, pratiques qui ont d’ailleurs presque décimé les baleines boréales. C’est une façon également pour les anciens de perpétuer des techniques de chasse spéciales et de les transmettre aux jeunes. Même si la chasse à la baleine boréale a lieu tous les deux ans, depuis 1996, la fréquence des chasses est réglementée par le CGRFN qui s’appuie sur des niveaux de récolte permettant d’assurer le renouvellement des différentes espèces de baleines boréales.

Oui, le CGRFN, et d’autres organisations du Nunavut, souhaitent et prévoient que les gens vont toujours continuer à chasser leur nourriture. En fait, il s’agit d’un des principes et des objectifs de l’Accord sur les revendications territoriales du Nunavut en ce qui concerne les ressources fauniques (article 5). Le coût de la vie est presque trois fois plus élevé ici qu’il ne l’est dans les régions méridionales du Canada; par conséquent, il est trop dispendieux de s’approvisionner seulement à l’épicerie. Ainsi, la « nourriture traditionnelle » (le nom que l’on donne ici au produit de la chasse) est une nourriture saine. Les mammifères marins sont riches en acides gras Omega-3 qui préviennent les maladies cardiaques et autres maladies. Quant à la viande de caribou, c’est une viande très maigre et riche en protéines.

Le savoir traditionnel représente la somme des connaissances que les gens ont acquises au fil des ans sur l’environnement et le monde qui les entoure. Ce savoir s’acquiert par l’expérience personnelle et la transmission d’information de génération en génération.

Bon nombre d’experts du savoir traditionnel sont des personnes âgées, parce que les générations plus jeunes ne vivent plus « sur les terres » – ils passent le plus clair de leurs journées à l’intérieur, dans des bureaux. Par conséquent, ils ne connaissent pas aussi intimement leur territoire et les ressources fauniques qu’il abrite que leurs aînés.

Le savoir traditionnel n’est pas réservé exclusivement aux autochtones. Un fermier de race blanche habitant l’Arizona peut posséder un savoir traditionnel sur ses terres agricoles, comme un chasseur inuit possède un savoir traditionnel sur la région qu’il habite. Le savoir traditionnel est souvent associé à la culture autochtone, parce que ces gens ont maintenu des liens plus étroits avec l’environnement que les sociétés urbanisées.

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